Benoît, Montréal
Si les services de transport collectif étaient améliorés, je pourrais explorer davantage ma ville, accéder plus facilement à des opportunités professionnelles et sociales, et réduire ma dépendance aux voitures. Une réduction des services limiterait mes options de déplacement, augmenterait mon stress et mes frais de transport.
Sarah, Gatineau
Je ne conduis pas, c’est mon mode de transport principal et vraiment le seul. Je compte sur les transports en commun pour être à l’heure, mais il n’y a pas beaucoup de bus sur ma ligne pour aller et revenir du travail.
Luc, Terrebonne
Pour moi, le transport en commun est extrêmement important. Je l’utilise seulement une fois de temps en temps puisque je peux faire beaucoup de télétravail, mais ça me permet d’éviter le trafic infernal. De plus, c’est beaucoup plus facile de se déplacer en bus qu’en voiture.
Gabrielle, Lévis
La présence d’autobus réguliers et fiables est essentielle à mon maintien d’emploi et à ma qualité de vie. S’il y avait une réduction de services, notamment si les autobus cessaient de passer tard le soir et dans la nuit, je serais forcée de quitter mon emploi.
Jules, Gatineau
Le transport collectif est écologique et économique, donc c’est une super solution de mobilité. Leur irrégularité m’empêche de l’utiliser plus souvent. Les annulations de bus sont extrêmement frustrantes et m’empêchent de l’utiliser pour aller au travail.
Josée, Gatineau
J’utilise régulièrement les transports en commun pour aller au travail depuis vingt ans. Je me préoccupe maintenant de trouver de bons itinéraires pour mes enfants afin qu’ils puissent se rendre au travail et au cégep. Une réduction du service signifie que je dois conduire mes enfants ou moi-même, ce qui représente plus de voitures sur la route.
Mael, Trois-Rivières
Plus de fréquence accélérerait mes déplacements. Avec plus de bus, j’aurais plus de flexibilité en plus d’être plus confortable, car à l’heure actuelle, les autobus sont toujours pleins parce qu’ils ne passent pas assez souvent et il y en a pas assez.
Nathalie, Saint-Jean-sur-Richelieu
Si le service était plus efficace, je suis convaincue que plusieurs personnes prendraient l’autobus, qui est un choix beaucoup plus économique. Si on réduit les services, ça signifie encore plus de perte de temps pour ma famille et moi. Ça signifie aussi encore moins d’usagers et moins de revenus pour financer le transport collectif.
Chloé, Laval
Le transport collectif est très important pour moi puisque c’est une habitude de vie ancrée dès l’enfance. Ça fait donc partie de mes habitudes de me déplacer en transport collectif au quotidien.
Any, Trois-Rivières
Si le transport en commun était plus performant, avec des passages plus fréquents, un service qui se termine plus tard, plus de ligne d’autobus et plus d’arrêts, ça me permettrait d’être plus productive dans mes journées.
Marianne, Longueuil
Le transport en commun me permet littéralement de faire toutes mes activités, dont l’école, le travail ou les activités de divertissement. Par le même fait, puisque le transport en commun est moins cher qu’une voiture, j’ai la possibilité d’économiser pour bâtir mon avenir.
Anthony, Chambly
Une réduction des services me forcerait à utiliser ma voiture pour aller travailler. Cela doublerait, voire triplerait, l’utilisation de la voiture en plus des coûts associés.
Yves, Laval
Pour moi, le transport collectif, c’est avant tout un choix écologique, mais c’est aussi une nécessité pour mes déplacements quotidiens. Je trouve que beaucoup d’endroits sont encore peu accessibles par les transports en commun.
Lydia, Amos
Je vis à Amos et je n’ai plus de voiture, nous avons choisi de prioriser nos finances. En soi, Amos se fait relativement bien à pied ou à vélo. J’ai récemment découvert les Max Taxi, qui me permettront certainement de sauver des sous sur mes déplacements. Cependant, quand on veut quitter Amos, ça se complique.
Evelyn, Gatineau
J’ai des problèmes visuels et je ne pourrai probablement jamais conduire. Ainsi, je dépends de l’autobus pour pouvoir vivre ma vie quotidienne. Quand le service est réduit, cela a un impact direct sur ma capacité à me rendre au travail à temps.
Cassandre, Lévis
Nous avons opté pour n’avoir qu’une seule voiture, alors les autobus me permettent de traverser à Québec à faible coût. Une amélioration des services m’aiderait à moins perdre de temps ou a être moins être serrée en autobus. Une réduction des services pourrait m’empêcher d’aller travailler ou m’obligerait à acheter une deuxième voiture.
Élisabeth, Laval
Le transport collectif est un service essentiel dans toutes les villes. Ça ouvre la voie à de multiples opportunités qui ne seraient pas possibles autrement, comme aller étudier dans une autre ville ou travailler loin de son domicile.
Michaël, Saguenay
Si les transports en commun étaient meilleurs, je n’aurais pas besoin d’utiliser la voiture pour optimiser mon temps. Une réduction des services m’obligerait à utiliser la voiture tous les jours ou à éliminer des activités dans ma semaine et donc impacterait ma vie sociale et professionnelle.
Daniel, Gatineau
Le transport en commun est essentiel pour notre famille qui ne possède pas de voiture. C’est le moyen de transport qu’on utilise pour aller au travail. C’est encore l’autobus qu’on choisit pour se rendre au centre-ville. C’est un mode de transport essentiel pour l’indépendance de notre adolescent.
Nazar, Terrebonne
Avoir un meilleur réseau de transport en commun me permettrait de découvrir de nouveaux endroits, par exemple faire un tour dans le quartier historique d’une banlieue et aller voir les nombreux commerces locaux et même manger là-bas. Je pourrais aussi faire des activités comme du vélo le long d’une rivière et donc rester actif.
Loic, Québec
La réduction des services de transport collectif est une importante peur pour moi, car ça vient réduire directement ma liberté personnelle. Sans transport collectif, je me retrouverais confiné chez moi…
Sylvia, Terrebonne
Le transport collectif est très important dans ma vie puisqu’il me permet d’avoir accès à des opportunités d’emploi qui se trouvent au centre-ville de Montréal. De chez moi, conduire jusqu’à ce secteur est impossible, puisque le trafic, les travaux, l’absence de stationnement rendent mon déplacement très stressant et long.
Jean-Pierre, Saguenay
C’est super important, car cela me permet de vaquer à mes occupations. Lorsque les services sont diminués, il y a plus de trafic au Saguenay, ce qui fait que j’ai de la difficulté à retourner chez moi après le travail.
Kim, Terrebonne
Le transport collectif est pour moi un moyen efficace, écologique, économique et sécuritaire de me déplacer. Il permet aussi à mes enfants de développer leur autonomie dans leurs déplacements.
Vanessa, Sherbrooke
La réduction des services affecterait beaucoup mon utilisation du service en diminuant la fréquence puisque ce n’est pas toujours le mode de transport le plus rapide et le plus direct. Donc, s’il était également moins fréquent, il y aurait plusieurs aspects négatifs. Il est nécessaire de financer le transport en commun dans notre société!
Hubert, Montréal
En ayant des services de bus adéquats, je peux me déplacer dans la ville ainsi qu’aller à mon travail et à l’école. Sans les services de bus me menant aux stations de métro, ma capacité de travail serait réduite.
Raphaël, Longueuil
Je ne pourrais utiliser que le transport en commun! Le train est formidable, et son interruption, malgré les autobus de remplacement, serait néfaste. Cela fait maintenant 5 ans que je prends le train, et avec ce moyen, j’arrive à diminuer l’inconfort me rendant à l’université.
Denis, Longueuil
C’est moins dispendieux et plus écologique. Une réduction des services aurait un impact important sur la manière dont je fais mon épicerie, comment je vais au travail et sur ma vie sociale.
Sahadat, Longueuil
Je me déplace majoritairement en transport en commun, donc je dirais que c’est un service essentiel pour moi. Avec de meilleurs services, je les utiliserais encore plus, notamment pour aller faire l’épicerie.
Alan, Sherbrooke
Augmenter le service permettrait à plus de gens de délaisser l’automobile, alors que les réduire serait une catastrophe pour la mobilité, surtout dans une ville étudiante comme Sherbrooke.
Margot, Warwick
Le transport collectif au Québec est loin d’être développé. Les villes en région sont isolées, menant automatiquement à l’achat d’une voiture, voire deux voitures par ménage pour se déplacer. Si le réseau de bus et de train était existant, fiable et accessible, je l’utiliserais davantage.
Tim, Chambly
Le transport en commun a permis à ma famille de vendre une de nos deux voitures. On contribue moins aux GES, on participe plus à la vie sociale de notre coin, et on a plus d’argent à investir et dépenser dans l’économie régionale.
Corinne, Saguenay
Se déplacer fait partie des besoins essentiels. Le transport en commun doit donc être considéré comme un investissement pour répondre aux besoins de déplacement au même titre que l’entretien des routes. Si nous acceptons collectivement de payer des routes, nous devrions accepter de payer du transport en commun.
Odile, Québec
Le transport en commun est mon principal moyen de transport. J’ai fait ce choix, car je n’ai pas les moyens d’avoir une voiture. De plus, je crois en l’importance de faire sa part pour diminuer mon empreinte écologique.
Dominique, Québec
N’ayant qu’une voiture pour tous nos déplacements et habitant dans la proche banlieue, le transport en commun est une nécessité pour nous. Moins de service ne serait tout simplement pas viable pour nous puisque nous devrions acheter une deuxième voiture.
Fabien, Québec
Des services de transports en commun plus efficaces permettraient avant tout de réduire le temps passé sur la route, de diminuer l’utilisation de la voiture et d’allouer davantage d’espaces aux modes de transports alternatifs et actifs.
Priscilla, Westmount
Nous avons décidé de vivre sans voiture. Avec de jeunes enfants, le bus et le métro sont nos moyens de transport. Merci à la STM et son personnel de prendre soin de nous tous les jours, et de nous amener partout où nous avons besoin, et surtout de faire briller des étoiles dans les yeux de mes enfants.
Marie-Ève, Saguenay
Mon transport aller-retour du travail se fait en autobus et mes filles sont de plus en plus autonomes à l’utiliser. Pour nous, l’autobus permet de maintenir une vie active sans s’endetter pour l’achat de plusieurs véhicules.
Élise, Saint-Jean-sur-Richelieu
Le transport collectif pour moi est très important, comme c’est mon seul moyen de transport. J’aimerais que le service soit meilleur dans les petites municipalités avec des bus de soir et de nuit plus fréquents pour nous permettre plus de possibilités de déplacements.
Mala, Laval
C’est important de pouvoir bouger sans avoir investi dans un cours de conduite, les frais reliés au permis et aux véhicules. Avec le transport collectif, la responsabilité de conduire est attribuée à des personnes formées qui aiment l’acte de conduire, au bénéfice du plus grand nombre.
Samuel, Montréal
Une réduction de services affecterait ma santé psychologique puisque cela contraindrait ma liberté de mouvement pour voir mes amis et découvrir la ville. Savoir que je peux rentrer chez moi la nuit grâce au transport en commun est un soulagement.
Amon, Laval
Le transport en commun, c’est l’avenir. En plus, il coûte moins cher à la société que la voiture solo.
Geneviève, Lévis
Pour moi, le transport collectif est un service pour les citoyens, donc ça ne devrait pas choquer qu’il soit déficitaire. C’est une dépense de société. En réduisant constamment l’offre sous prétexte que les gens ne sont pas au rendez-vous, c’est certain qu’ils ne le seront jamais.
Justine, Québec
Si le transport était amélioré, je n’aurais plus besoin de service comme Communauto pour faire des courses qui sont trop loin, ainsi que mon épicerie. Une diminution va finir par me faire racheter une automobile.
Julia, Montréal
Le transport en commun me donne une liberté de déplacement, me permet d’être proche de ma communauté et est en phase avec mes valeurs écologiques puisqu’il m’aide à réduire mon empreinte environnementale.
Le transport collectif est un service essentiel pour l’ensemble de la population du Québec. À travers la politique de mobilité durable 2030 et son plan d’action, le gouvernement du Québec vise à ce que 70% de la population québécoise ait accès à au moins quatre services de mobilité durable. Cela ne sera pas possible sans la bonification des réseaux de transport collectif existants et le développement de nouveaux trajets.
Pour plusieurs Québécois et Québécoises, le transport collectif permet d’aller au travail, à l’école, chez le médecin ou d’effectuer tout autre déplacement quotidien et essentiel. Pour ces personnes, le transport collectif est un symbole d’autonomie et de liberté. Une hausse, ou une réduction, des services ont donc un impact majeur sur leur facilité à se déplacer ou même leur capacité à réaliser leurs activités quotidiennes. En ce sens, la mobilité, ou le potentiel de mobilité, sont des vecteurs importants qui participent à l’amélioration de la qualité de vie de la population. L’accès à un transport collectif fiable, efficace et sécuritaire devrait être une priorité pour les différents paliers gouvernementaux.
Cependant, dans le cadre des récents débats entourant le financement et le développement du transport collectif, les réalités et les besoins des usagers et usagères sont très peu pris en compte. Rappelons que ce sont eux et elles qui sont les principales victimes des coupures de services ou des délais importants dans les projets sur la table. C’est dans ce contexte que Trajectoire Québec a entamé le projet Parole aux usagers, qui vise à mettre en lumière les multiples visages des usagers et usagères du transport collectif, et ce, en leur donnant la chance de s’exprimer à travers un appel de témoignages. Parole aux usagers permet de dresser un portrait authentique des réalités que rencontrent au quotidien ces usagers et usagères en prenant le transport collectif. Ceux-ci ont aussi été appelés à se prononcer sur les effets d’une potentielle hausse de service, ou d’une baisse de service, sur leur quotidien, leurs habitudes et leur capacité à profiter de la vie en société.
Ce projet, qui s’est déroulé de juin à octobre 2024, a permis de récolter plus de 1 100 témoignages provenant de résidents de 14 des 17 régions administratives du Québec. Ce site web présente les témoignages chocs du projet, mais l’ensemble des témoignages sont présentés dans le recueil de témoignages.
Nous souhaitons remercier l’ensemble des usagers et usagères qui ont témoigné et qui ont accepté de prêter leur voix dans le cadre du projet Parole aux usagers. En naviguant à travers le site web, ce n’est pas seulement les usagers et usagères qui ont témoigné qui vous parlent, c’est une population québécoise entière, prête à faire des choix pour une société plus durable, plus équitable, plus libre et plus résiliente.

