Corinne, Saguenay
Se déplacer fait partie des besoins essentiels. Le transport en commun doit donc être considéré comme un investissement pour répondre aux besoins de déplacement au même titre que l’entretien des routes. Si nous acceptons collectivement de payer des routes, nous devrions accepter de payer du transport en commun.
Éloi, Saguenay
Je l’utilise presque tous les jours pour aller travailler, rejoindre mon cercle social pour des activités, faire mon épicerie et bien plus. En gros, sans les transports en commun, je serais coincé chez moi davantage.
Samuel, Montréal
Une réduction de services affecterait ma santé psychologique puisque cela contraindrait ma liberté de mouvement pour voir mes amis et découvrir la ville. Savoir que je peux rentrer chez moi la nuit grâce au transport en commun est un soulagement.
Lydia, Amos
Je vis à Amos et je n’ai plus de voiture, nous avons choisi de prioriser nos finances. En soi, Amos se fait relativement bien à pied ou à vélo. J’ai récemment découvert les Max Taxi, qui me permettront certainement de sauver des sous sur mes déplacements. Cependant, quand on veut quitter Amos, ça se complique.
Michaël, Saguenay
Si les transports en commun étaient meilleurs, je n’aurais pas besoin d’utiliser la voiture pour optimiser mon temps. Une réduction des services m’obligerait à utiliser la voiture tous les jours ou à éliminer des activités dans ma semaine et donc impacterait ma vie sociale et professionnelle.
Hector, Longueuil
Si le transport en commun était meilleur, plusieurs personnes de mon entourage le prendraient sans doute plus et j’envisagerais de sortir davantage de Montréal. La réduction de services impacterait mes sorties, mon travail, mon utilisation du transport en commun.
Karine, Saguenay
Le transport en commun me permet d’avoir une autonomie de déplacement même quand je n’ai pas accès à une voiture. Il me permet de conserver seulement une voiture dans ma famille.
Yves, Laval
Pour moi, le transport collectif, c’est avant tout un choix écologique, mais c’est aussi une nécessité pour mes déplacements quotidiens. Je trouve que beaucoup d’endroits sont encore peu accessibles par les transports en commun.
Tim, Chambly
Le transport en commun a permis à ma famille de vendre une de nos deux voitures. On contribue moins aux GES, on participe plus à la vie sociale de notre coin, et on a plus d’argent à investir et dépenser dans l’économie régionale.
Blanche, Trois-Rivières
Le transport collectif c’est important pour l’avenir de notre planète. Il faut investir, même si ce n’est pas rentable. Le transport collectif n’est pas là pour faire du profit, mais bien pour rendre la ville accessible et pour inciter les gens à utiliser le réseau.
David, Gatineau
Je trouve le transport collectif important pour réduire la pollution, les temps de déplacement et la densité du trafic, la protection de la faune en plus de l’usure de nos routes. Avoir plus de service me permettrait de faire tous mes déplacements en bus, et non seulement aux heures de pointe!
Charles, Lévis
Une diminution des services ferait en sorte que je devrais évaluer mon mode de transport. Je devrais probablement me rendre à pied à mes destinations, ce qui me prendrait des heures.
Nazar, Terrebonne
Avoir un meilleur réseau de transport en commun me permettrait de découvrir de nouveaux endroits, par exemple faire un tour dans le quartier historique d’une banlieue et aller voir les nombreux commerces locaux et même manger là-bas. Je pourrais aussi faire des activités comme du vélo le long d’une rivière et donc rester actif.
Denis, Longueuil
C’est moins dispendieux et plus écologique. Une réduction des services aurait un impact important sur la manière dont je fais mon épicerie, comment je vais au travail et sur ma vie sociale.
Geneviève, Lévis
Pour moi, le transport collectif est un service pour les citoyens, donc ça ne devrait pas choquer qu’il soit déficitaire. C’est une dépense de société. En réduisant constamment l’offre sous prétexte que les gens ne sont pas au rendez-vous, c’est certain qu’ils ne le seront jamais.
Gabrielle, Lévis
La présence d’autobus réguliers et fiables est essentielle à mon maintien d’emploi et à ma qualité de vie. S’il y avait une réduction de services, notamment si les autobus cessaient de passer tard le soir et dans la nuit, je serais forcée de quitter mon emploi.
Josée, Gatineau
J’utilise régulièrement les transports en commun pour aller au travail depuis vingt ans. Je me préoccupe maintenant de trouver de bons itinéraires pour mes enfants afin qu’ils puissent se rendre au travail et au cégep. Une réduction du service signifie que je dois conduire mes enfants ou moi-même, ce qui représente plus de voitures sur la route.
Fabien, Québec
Des services de transports en commun plus efficaces permettraient avant tout de réduire le temps passé sur la route, de diminuer l’utilisation de la voiture et d’allouer davantage d’espaces aux modes de transports alternatifs et actifs.
Odile, Québec
Le transport en commun est mon principal moyen de transport. J’ai fait ce choix, car je n’ai pas les moyens d’avoir une voiture. De plus, je crois en l’importance de faire sa part pour diminuer mon empreinte écologique.
Nicolas, Montréal
Une réduction des services serait terrible pour mes finances, car je devrais prendre des covoiturages qui coûtent beaucoup trop cher pour mon budget d’étudiant universitaire.
Élisabeth, Laval
Le transport collectif est un service essentiel dans toutes les villes. Ça ouvre la voie à de multiples opportunités qui ne seraient pas possibles autrement, comme aller étudier dans une autre ville ou travailler loin de son domicile.
Xavier, Sherbrooke
Outre le côté pratique, comme de ne pas avoir à gérer le stationnement, je suis conscient que les transports en commun ont une grande incidence sur le trafic urbain et sur l’empreinte écologique des moyens de transport. Plus de transport en commun veut dire moins de besoins en matière d’infrastructure et plus de végétation. On y gagne sur tous les plans.
Mala, Laval
C’est important de pouvoir bouger sans avoir investi dans un cours de conduite, les frais reliés au permis et aux véhicules. Avec le transport collectif, la responsabilité de conduire est attribuée à des personnes formées qui aiment l’acte de conduire, au bénéfice du plus grand nombre.
Marianne, Longueuil
Le transport en commun me permet littéralement de faire toutes mes activités, dont l’école, le travail ou les activités de divertissement. Par le même fait, puisque le transport en commun est moins cher qu’une voiture, j’ai la possibilité d’économiser pour bâtir mon avenir.
Gabriel, Trois-Rivières
Le transport en commun est important puisque je ne possède pas de voiture. L’autobus me permet donc de me déplacer presque partout là où je veux. Une réduction du service ferait en sorte que je ne parviendrais pas à aller au travail ou à l’épicerie.
Martin, Lévis
Le transport en commun est très important pour l’environnement et les coûts sociaux. Plus on a des améliorations aux services, plus on est heureux, et moins on a besoin de routes.
Benoît, Montréal
Si les services de transport collectif étaient améliorés, je pourrais explorer davantage ma ville, accéder plus facilement à des opportunités professionnelles et sociales, et réduire ma dépendance aux voitures. Une réduction des services limiterait mes options de déplacement, augmenterait mon stress et mes frais de transport.
Chloé, Laval
Le transport collectif est très important pour moi puisque c’est une habitude de vie ancrée dès l’enfance. Ça fait donc partie de mes habitudes de me déplacer en transport collectif au quotidien.
Jean-Pierre, Saguenay
C’est super important, car cela me permet de vaquer à mes occupations. Lorsque les services sont diminués, il y a plus de trafic au Saguenay, ce qui fait que j’ai de la difficulté à retourner chez moi après le travail.
Philippe, Pointe-Claire
Je dois prendre le transport en commun pour me déplacer. Une réduction de service, qui n’est déjà pas très bon dans l’ouest de Montréal, affecterait beaucoup ma liberté de me déplacer.
Audrey, Lévis
Le transport en commun est important pour son volet écologique, par exemple sur les GES, l’entretien des rues ou l’impact des stationnements, et pour son volet social puisqu’il permet davantage de contact.
Flora, Sherbrooke
Une réduction des services m’obligerait à réorganiser tout mon horaire de travail, comme un seul bus passe près de chez moi. C’est ma seule option! Pour le moment, ça comble mes besoins, mais s’il y avait une réduction des services, je m’achèterais probablement une voiture.
Hubert, Montréal
En ayant des services de bus adéquats, je peux me déplacer dans la ville ainsi qu’aller à mon travail et à l’école. Sans les services de bus me menant aux stations de métro, ma capacité de travail serait réduite.
Priscilla, Westmount
Nous avons décidé de vivre sans voiture. Avec de jeunes enfants, le bus et le métro sont nos moyens de transport. Merci à la STM et son personnel de prendre soin de nous tous les jours, et de nous amener partout où nous avons besoin, et surtout de faire briller des étoiles dans les yeux de mes enfants.
Evelyn, Gatineau
J’ai des problèmes visuels et je ne pourrai probablement jamais conduire. Ainsi, je dépends de l’autobus pour pouvoir vivre ma vie quotidienne. Quand le service est réduit, cela a un impact direct sur ma capacité à me rendre au travail à temps.
Isabelle, Montréal
Le transport en commun est très important pour moi parce que j’ai fait le choix, même si j’ai deux enfants en bas âge, de ne pas posséder une voiture. Des passages fréquents et des circuits structurants devraient, selon moi, être des priorités pour nos gouvernements.
Amon, Laval
Le transport en commun, c’est l’avenir. En plus, il coûte moins cher à la société que la voiture solo.
Daniel, Gatineau
Le transport en commun est essentiel pour notre famille qui ne possède pas de voiture. C’est le moyen de transport qu’on utilise pour aller au travail. C’est encore l’autobus qu’on choisit pour se rendre au centre-ville. C’est un mode de transport essentiel pour l’indépendance de notre adolescent.
Nathalie, Saint-Jean-sur-Richelieu
Si le service était plus efficace, je suis convaincue que plusieurs personnes prendraient l’autobus, qui est un choix beaucoup plus économique. Si on réduit les services, ça signifie encore plus de perte de temps pour ma famille et moi. Ça signifie aussi encore moins d’usagers et moins de revenus pour financer le transport collectif.
Margot, Warwick
Le transport collectif au Québec est loin d’être développé. Les villes en région sont isolées, menant automatiquement à l’achat d’une voiture, voire deux voitures par ménage pour se déplacer. Si le réseau de bus et de train était existant, fiable et accessible, je l’utiliserais davantage.
Cassandre, Lévis
Nous avons opté pour n’avoir qu’une seule voiture, alors les autobus me permettent de traverser à Québec à faible coût. Une amélioration des services m’aiderait à moins perdre de temps ou a être moins être serrée en autobus. Une réduction des services pourrait m’empêcher d’aller travailler ou m’obligerait à acheter une deuxième voiture.
Geneviève, Rimouski
Notre famille a seulement une voiture alors le transport nous fait économiser. Attendre les transferts des autres autobus engendre des retards. J’arrêterais d’utiliser le service s’il y avait une réduction des services, un passage toutes les 30 minutes, c’est parfait.
Alan, Sherbrooke
Augmenter le service permettrait à plus de gens de délaisser l’automobile, alors que les réduire serait une catastrophe pour la mobilité, surtout dans une ville étudiante comme Sherbrooke.
Anne, Gatineau
J’utilise le transport en commun puisque ça correspond à mes valeurs. Je suis une professionnelle et mère de famille, l’offre de transport se doit d’être efficace et fiable pour répondre à mes besoins. Si la qualité de service diminue, je vais définitivement opter pour la voiture.
Any, Trois-Rivières
Si le transport en commun était plus performant, avec des passages plus fréquents, un service qui se termine plus tard, plus de ligne d’autobus et plus d’arrêts, ça me permettrait d’être plus productive dans mes journées.
Le transport collectif est un service essentiel pour l’ensemble de la population du Québec. À travers la politique de mobilité durable 2030 et son plan d’action, le gouvernement du Québec vise à ce que 70% de la population québécoise ait accès à au moins quatre services de mobilité durable. Cela ne sera pas possible sans la bonification des réseaux de transport collectif existants et le développement de nouveaux trajets.
Pour plusieurs Québécois et Québécoises, le transport collectif permet d’aller au travail, à l’école, chez le médecin ou d’effectuer tout autre déplacement quotidien et essentiel. Pour ces personnes, le transport collectif est un symbole d’autonomie et de liberté. Une hausse, ou une réduction, des services ont donc un impact majeur sur leur facilité à se déplacer ou même leur capacité à réaliser leurs activités quotidiennes. En ce sens, la mobilité, ou le potentiel de mobilité, sont des vecteurs importants qui participent à l’amélioration de la qualité de vie de la population. L’accès à un transport collectif fiable, efficace et sécuritaire devrait être une priorité pour les différents paliers gouvernementaux.
Cependant, dans le cadre des récents débats entourant le financement et le développement du transport collectif, les réalités et les besoins des usagers et usagères sont très peu pris en compte. Rappelons que ce sont eux et elles qui sont les principales victimes des coupures de services ou des délais importants dans les projets sur la table. C’est dans ce contexte que Trajectoire Québec a entamé le projet Parole aux usagers, qui vise à mettre en lumière les multiples visages des usagers et usagères du transport collectif, et ce, en leur donnant la chance de s’exprimer à travers un appel de témoignages. Parole aux usagers permet de dresser un portrait authentique des réalités que rencontrent au quotidien ces usagers et usagères en prenant le transport collectif. Ceux-ci ont aussi été appelés à se prononcer sur les effets d’une potentielle hausse de service, ou d’une baisse de service, sur leur quotidien, leurs habitudes et leur capacité à profiter de la vie en société.
Ce projet, qui s’est déroulé de juin à octobre 2024, a permis de récolter plus de 1 100 témoignages provenant de résidents de 14 des 17 régions administratives du Québec. Ce site web présente les témoignages chocs du projet, mais l’ensemble des témoignages sont présentés dans le recueil de témoignages.
Nous souhaitons remercier l’ensemble des usagers et usagères qui ont témoigné et qui ont accepté de prêter leur voix dans le cadre du projet Parole aux usagers. En naviguant à travers le site web, ce n’est pas seulement les usagers et usagères qui ont témoigné qui vous parlent, c’est une population québécoise entière, prête à faire des choix pour une société plus durable, plus équitable, plus libre et plus résiliente.

