Margot, Warwick
Le transport collectif au Québec est loin d’être développé. Les villes en région sont isolées, menant automatiquement à l’achat d’une voiture, voire deux voitures par ménage pour se déplacer. Si le réseau de bus et de train était existant, fiable et accessible, je l’utiliserais davantage.
Benoît, Montréal
Si les services de transport collectif étaient améliorés, je pourrais explorer davantage ma ville, accéder plus facilement à des opportunités professionnelles et sociales, et réduire ma dépendance aux voitures. Une réduction des services limiterait mes options de déplacement, augmenterait mon stress et mes frais de transport.
Raphaël, Longueuil
Je ne pourrais utiliser que le transport en commun! Le train est formidable, et son interruption, malgré les autobus de remplacement, serait néfaste. Cela fait maintenant 5 ans que je prends le train, et avec ce moyen, j’arrive à diminuer l’inconfort me rendant à l’université.
Corinne, Saguenay
Se déplacer fait partie des besoins essentiels. Le transport en commun doit donc être considéré comme un investissement pour répondre aux besoins de déplacement au même titre que l’entretien des routes. Si nous acceptons collectivement de payer des routes, nous devrions accepter de payer du transport en commun.
Luc, Terrebonne
Pour moi, le transport en commun est extrêmement important. Je l’utilise seulement une fois de temps en temps puisque je peux faire beaucoup de télétravail, mais ça me permet d’éviter le trafic infernal. De plus, c’est beaucoup plus facile de se déplacer en bus qu’en voiture.
Samuel, Montréal
Une réduction de services affecterait ma santé psychologique puisque cela contraindrait ma liberté de mouvement pour voir mes amis et découvrir la ville. Savoir que je peux rentrer chez moi la nuit grâce au transport en commun est un soulagement.
Julia, Montréal
Le transport en commun me donne une liberté de déplacement, me permet d’être proche de ma communauté et est en phase avec mes valeurs écologiques puisqu’il m’aide à réduire mon empreinte environnementale.
Geneviève, Lévis
Pour moi, le transport collectif est un service pour les citoyens, donc ça ne devrait pas choquer qu’il soit déficitaire. C’est une dépense de société. En réduisant constamment l’offre sous prétexte que les gens ne sont pas au rendez-vous, c’est certain qu’ils ne le seront jamais.
Flora, Sherbrooke
Une réduction des services m’obligerait à réorganiser tout mon horaire de travail, comme un seul bus passe près de chez moi. C’est ma seule option! Pour le moment, ça comble mes besoins, mais s’il y avait une réduction des services, je m’achèterais probablement une voiture.
Philippe, Pointe-Claire
Je dois prendre le transport en commun pour me déplacer. Une réduction de service, qui n’est déjà pas très bon dans l’ouest de Montréal, affecterait beaucoup ma liberté de me déplacer.
Mael, Trois-Rivières
Plus de fréquence accélérerait mes déplacements. Avec plus de bus, j’aurais plus de flexibilité en plus d’être plus confortable, car à l’heure actuelle, les autobus sont toujours pleins parce qu’ils ne passent pas assez souvent et il y en a pas assez.
Anthony, Chambly
Une réduction des services me forcerait à utiliser ma voiture pour aller travailler. Cela doublerait, voire triplerait, l’utilisation de la voiture en plus des coûts associés.
Amon, Laval
Le transport en commun, c’est l’avenir. En plus, il coûte moins cher à la société que la voiture solo.
Éloi, Saguenay
Je l’utilise presque tous les jours pour aller travailler, rejoindre mon cercle social pour des activités, faire mon épicerie et bien plus. En gros, sans les transports en commun, je serais coincé chez moi davantage.
Daniel, Gatineau
Le transport en commun est essentiel pour notre famille qui ne possède pas de voiture. C’est le moyen de transport qu’on utilise pour aller au travail. C’est encore l’autobus qu’on choisit pour se rendre au centre-ville. C’est un mode de transport essentiel pour l’indépendance de notre adolescent.
Marianne, Longueuil
Le transport en commun me permet littéralement de faire toutes mes activités, dont l’école, le travail ou les activités de divertissement. Par le même fait, puisque le transport en commun est moins cher qu’une voiture, j’ai la possibilité d’économiser pour bâtir mon avenir.
Sylvia, Terrebonne
Le transport collectif est très important dans ma vie puisqu’il me permet d’avoir accès à des opportunités d’emploi qui se trouvent au centre-ville de Montréal. De chez moi, conduire jusqu’à ce secteur est impossible, puisque le trafic, les travaux, l’absence de stationnement rendent mon déplacement très stressant et long.
Kim, Terrebonne
Le transport collectif est pour moi un moyen efficace, écologique, économique et sécuritaire de me déplacer. Il permet aussi à mes enfants de développer leur autonomie dans leurs déplacements.
Audrey, Lévis
Le transport en commun est important pour son volet écologique, par exemple sur les GES, l’entretien des rues ou l’impact des stationnements, et pour son volet social puisqu’il permet davantage de contact.
Gabriel, Trois-Rivières
Le transport en commun est important puisque je ne possède pas de voiture. L’autobus me permet donc de me déplacer presque partout là où je veux. Une réduction du service ferait en sorte que je ne parviendrais pas à aller au travail ou à l’épicerie.
Hubert, Montréal
En ayant des services de bus adéquats, je peux me déplacer dans la ville ainsi qu’aller à mon travail et à l’école. Sans les services de bus me menant aux stations de métro, ma capacité de travail serait réduite.
Justine, Québec
Si le transport était amélioré, je n’aurais plus besoin de service comme Communauto pour faire des courses qui sont trop loin, ainsi que mon épicerie. Une diminution va finir par me faire racheter une automobile.
Priscilla, Westmount
Nous avons décidé de vivre sans voiture. Avec de jeunes enfants, le bus et le métro sont nos moyens de transport. Merci à la STM et son personnel de prendre soin de nous tous les jours, et de nous amener partout où nous avons besoin, et surtout de faire briller des étoiles dans les yeux de mes enfants.
Sahadat, Longueuil
Je me déplace majoritairement en transport en commun, donc je dirais que c’est un service essentiel pour moi. Avec de meilleurs services, je les utiliserais encore plus, notamment pour aller faire l’épicerie.
Jules, Gatineau
Le transport collectif est écologique et économique, donc c’est une super solution de mobilité. Leur irrégularité m’empêche de l’utiliser plus souvent. Les annulations de bus sont extrêmement frustrantes et m’empêchent de l’utiliser pour aller au travail.
Blanche, Trois-Rivières
Le transport collectif c’est important pour l’avenir de notre planète. Il faut investir, même si ce n’est pas rentable. Le transport collectif n’est pas là pour faire du profit, mais bien pour rendre la ville accessible et pour inciter les gens à utiliser le réseau.
Marika, Drummondville
Le transport en commun est très important pour l’environnement. Je voudrais que les trajets d’autobus soient mieux distribués partout, parce qu’à mon avis il n’est pas accessible à tous.
Odile, Québec
Le transport en commun est mon principal moyen de transport. J’ai fait ce choix, car je n’ai pas les moyens d’avoir une voiture. De plus, je crois en l’importance de faire sa part pour diminuer mon empreinte écologique.
Sarah, Gatineau
Je ne conduis pas, c’est mon mode de transport principal et vraiment le seul. Je compte sur les transports en commun pour être à l’heure, mais il n’y a pas beaucoup de bus sur ma ligne pour aller et revenir du travail.
Élise, Saint-Jean-sur-Richelieu
Le transport collectif pour moi est très important, comme c’est mon seul moyen de transport. J’aimerais que le service soit meilleur dans les petites municipalités avec des bus de soir et de nuit plus fréquents pour nous permettre plus de possibilités de déplacements.
Josée, Gatineau
J’utilise régulièrement les transports en commun pour aller au travail depuis vingt ans. Je me préoccupe maintenant de trouver de bons itinéraires pour mes enfants afin qu’ils puissent se rendre au travail et au cégep. Une réduction du service signifie que je dois conduire mes enfants ou moi-même, ce qui représente plus de voitures sur la route.
Vanessa, Sherbrooke
La réduction des services affecterait beaucoup mon utilisation du service en diminuant la fréquence puisque ce n’est pas toujours le mode de transport le plus rapide et le plus direct. Donc, s’il était également moins fréquent, il y aurait plusieurs aspects négatifs. Il est nécessaire de financer le transport en commun dans notre société!
Fabien, Québec
Des services de transports en commun plus efficaces permettraient avant tout de réduire le temps passé sur la route, de diminuer l’utilisation de la voiture et d’allouer davantage d’espaces aux modes de transports alternatifs et actifs.
Charles, Lévis
Une diminution des services ferait en sorte que je devrais évaluer mon mode de transport. Je devrais probablement me rendre à pied à mes destinations, ce qui me prendrait des heures.
Jérôme, Québec
Le transport collectif est plus respectueux de l’environnement, moins dispendieux et accessible. Il offre la possibilité de faire autre chose en même temps que son déplacement (lecture, écriture, etc.) ou encore de rentrer de manière sécuritaire après une soirée festive.
Xavier, Sherbrooke
Outre le côté pratique, comme de ne pas avoir à gérer le stationnement, je suis conscient que les transports en commun ont une grande incidence sur le trafic urbain et sur l’empreinte écologique des moyens de transport. Plus de transport en commun veut dire moins de besoins en matière d’infrastructure et plus de végétation. On y gagne sur tous les plans.
Jean-Clément, Laval
Une amélioration du service me permettrait de travailler/lire dans les transports ce qui me ferait gagner du temps et améliorerait la qualité de vie. Je pourrais également faire mon épicerie et les déplacements du weekend sans utiliser la voiture ce qui serait agréable et me ferait économiser de l’argent.
Michaël, Saguenay
Si les transports en commun étaient meilleurs, je n’aurais pas besoin d’utiliser la voiture pour optimiser mon temps. Une réduction des services m’obligerait à utiliser la voiture tous les jours ou à éliminer des activités dans ma semaine et donc impacterait ma vie sociale et professionnelle.
Laurent, Rouyn-Noranda
Moins de transport en commun pour moi est synonyme de plus de casse-tête. Ça engendrerait aussi des problèmes de gestion de voitures, et nous serions obligés d’acheter un autre véhicule pour nos enfants qui ont bientôt l’âge de conduire.
Geneviève, Rimouski
Notre famille a seulement une voiture alors le transport nous fait économiser. Attendre les transferts des autres autobus engendre des retards. J’arrêterais d’utiliser le service s’il y avait une réduction des services, un passage toutes les 30 minutes, c’est parfait.
Élisabeth, Laval
Le transport collectif est un service essentiel dans toutes les villes. Ça ouvre la voie à de multiples opportunités qui ne seraient pas possibles autrement, comme aller étudier dans une autre ville ou travailler loin de son domicile.
Mala, Laval
C’est important de pouvoir bouger sans avoir investi dans un cours de conduite, les frais reliés au permis et aux véhicules. Avec le transport collectif, la responsabilité de conduire est attribuée à des personnes formées qui aiment l’acte de conduire, au bénéfice du plus grand nombre.
Nazar, Terrebonne
Avoir un meilleur réseau de transport en commun me permettrait de découvrir de nouveaux endroits, par exemple faire un tour dans le quartier historique d’une banlieue et aller voir les nombreux commerces locaux et même manger là-bas. Je pourrais aussi faire des activités comme du vélo le long d’une rivière et donc rester actif.
Émilie, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
S’il y avait une meilleure offre, j’envisagerais d’aller au travail en transport en commun, possiblement aller à la garderie de mon enfant aussi et ce serait plus facile pour plusieurs de nos amis de nous visiter. La fréquence est vraiment la clé.
Any, Trois-Rivières
Si le transport en commun était plus performant, avec des passages plus fréquents, un service qui se termine plus tard, plus de ligne d’autobus et plus d’arrêts, ça me permettrait d’être plus productive dans mes journées.
Le transport collectif est un service essentiel pour l’ensemble de la population du Québec. À travers la politique de mobilité durable 2030 et son plan d’action, le gouvernement du Québec vise à ce que 70% de la population québécoise ait accès à au moins quatre services de mobilité durable. Cela ne sera pas possible sans la bonification des réseaux de transport collectif existants et le développement de nouveaux trajets.
Pour plusieurs Québécois et Québécoises, le transport collectif permet d’aller au travail, à l’école, chez le médecin ou d’effectuer tout autre déplacement quotidien et essentiel. Pour ces personnes, le transport collectif est un symbole d’autonomie et de liberté. Une hausse, ou une réduction, des services ont donc un impact majeur sur leur facilité à se déplacer ou même leur capacité à réaliser leurs activités quotidiennes. En ce sens, la mobilité, ou le potentiel de mobilité, sont des vecteurs importants qui participent à l’amélioration de la qualité de vie de la population. L’accès à un transport collectif fiable, efficace et sécuritaire devrait être une priorité pour les différents paliers gouvernementaux.
Cependant, dans le cadre des récents débats entourant le financement et le développement du transport collectif, les réalités et les besoins des usagers et usagères sont très peu pris en compte. Rappelons que ce sont eux et elles qui sont les principales victimes des coupures de services ou des délais importants dans les projets sur la table. C’est dans ce contexte que Trajectoire Québec a entamé le projet Parole aux usagers, qui vise à mettre en lumière les multiples visages des usagers et usagères du transport collectif, et ce, en leur donnant la chance de s’exprimer à travers un appel de témoignages. Parole aux usagers permet de dresser un portrait authentique des réalités que rencontrent au quotidien ces usagers et usagères en prenant le transport collectif. Ceux-ci ont aussi été appelés à se prononcer sur les effets d’une potentielle hausse de service, ou d’une baisse de service, sur leur quotidien, leurs habitudes et leur capacité à profiter de la vie en société.
Ce projet, qui s’est déroulé de juin à octobre 2024, a permis de récolter plus de 1 100 témoignages provenant de résidents de 14 des 17 régions administratives du Québec. Ce site web présente les témoignages chocs du projet, mais l’ensemble des témoignages sont présentés dans le recueil de témoignages.
Nous souhaitons remercier l’ensemble des usagers et usagères qui ont témoigné et qui ont accepté de prêter leur voix dans le cadre du projet Parole aux usagers. En naviguant à travers le site web, ce n’est pas seulement les usagers et usagères qui ont témoigné qui vous parlent, c’est une population québécoise entière, prête à faire des choix pour une société plus durable, plus équitable, plus libre et plus résiliente.

